Une nouvelle œuvre d’art public attire désormais les regards sur la façade de l’aréna de Beauharnois. Réalisée par l’artiste muraliste montréalais Bosny, la murale met en vedette une famille d’oies blanches, en plus de rendre hommage à la richesse de la faune qui habite le territoire.
Cette œuvre est le fruit du premier budget participatif de la Ville de Beauharnois, lancé en 2025. Grâce à cette initiative, les citoyens ont été invités à proposer et à choisir des projets auxquels serait consacré un montant de 25 000 $. La réalisation d’une œuvre d’art public figurait parmi les projets retenus.
La faune locale en vitrine
Pour Bosny, le choix des oies blanches s’est rapidement imposé comme une façon de créer un lien avec le territoire et son environnement : « Mon souhait à travers la murale, c’est de représenter une espèce locale, aussi locale à la communauté où je suis que possible, et d’essayer de rendre les gens des ambassadeurs de cette espèce-là. »
Sur le vaste mur de l’aréna mesurant 220 pieds, les oies nagent dans différentes directions, le long d’un ruban inspiré des vagues et de la présence de l’eau à Beauharnois. Le résultat se veut à la fois coloré, ludique et rassembleur, avec une attention particulière portée à la vie en famille, aux liens entre les générations et au jeu.
Une activité de médiation autour de la murale
Bien que la murale soit réalisée, l’implication de l’artiste à Beauharnois n’est pas terminée. Une démarche plus large autour de la participation citoyenne est à venir.
Bosny sera de retour à Beauharnois cet automne pour animer une activité de type atelier-conférence portant sur les oies et la faune locale. Cette activité fera office de dévoilement officiel et devrait avoir lieu en octobre 2026.
L’art public continuera de prendre de la place à Beauharnois : une deuxième murale est en cours de réalisation et ce jusqu’à la fin du mois de septembre sur la façade de l’usine de filtration J. Armand-Poupart, cette fois par l’artiste Millie.
Bosny en quelques mots
Originaire de Montréal, Bosny œuvre depuis environ 15 ans dans le domaine de l’art mural. Son travail se situe à la croisée de la murale, du graffiti, des arts imprimés et du papier. Il a réalisé des œuvres au Québec, en Nouvelle-Écosse et au Mexique, en plus de participer régulièrement à des festivals de murales québécois et à différentes résidences artistiques.
Les amateurs d’art public de la région ont peut-être déjà croisé son travail : Bosny a notamment réalisé une murale à Salaberry-de-Valleyfield en 2024 ainsi qu’une peinture géante sur un silo à grains à Très-Saint-Sacrement en 2025.


